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LA DAMNATION DE FAUST

"Il faut reconnaître qu’en jouant l’amoureuse éprise, empoisonneuse matricide malgré elle, la très noble et voluptueuse Catherine Hunold personnifie aussi bien que Régine Crespin en son heure, cette féminité ardente et digne, d’une distinction naturelle, capable de couleurs inouïes, tragédienne sensuelle comme amante éperdue : qu’il s’agisse de sa romance hallucinée du « roi de Thulé » (et sa coupe vermeil à la mer… préfiguration des morsures empoissonnées d’un Chausson à venir) ; de son duo avec Faust puis de son “ardente flamme”(grand air de la partition), la diva ici même applaudie dans le rôle de la noire Ortrud wagnérienne fait sensation en jeune femme embrasée par le désir et la passion. Au point de regretter parfois le volume sonore de l’orchestre qui couvre les nuances millimétrées que réussit divinement la diva, vraie soprano dramatique et puissante, d’une irrésistible vérité. Inoubliable." Alexandre Pham

Catherine Hunold